Billet d’humeur : Caliméro ou « les pleureuses »

Caliméro ou « les pleureuses »

Pleureuse étant plus doucereux que pleurnichard. Or, la gente féminine a une propension à être fair-play par nature dans le domaine pongistique.

Pour les jeunes et plus particulièrement les jeunes garçons, ce n’est pas toujours le cas.

Pas facile de compter dans ses rangs, un joueur ayant un tel comportement. Des jurons, un manque de respect de l’adversaire derrière la table, une relative mauvaise foi, une certaine dose de « mauvais joueur »…

Quand on perd des points, de manière régulière et face à divers adversaires, c’est qu’il y a quelquechose… Peut-être un manque de talent (mais bon on n’est pas tous doués, on essaie en général de se faire plaisir avec ses propres moyens), sans doute un manque de travail. Maturité, intelligence de jeu, on ne demande pas tout. Du respect ou du fair-play sont en revanche beaucoup plus attendus. Les éducateurs essaient de faire passer le message. Il n’est pas toujours entendu ou appliqué malheureusement.

Toute ressemblance avec des faits récents n’est peut-être pas étranger au présent billet. Avoir une attitude déplorable en individuelles, c’est gênant mais comme il y a un juge-arbitre en général, cela ne dure pas longtemps et/ou on s’en mord souvent les doigts. L’image que l’on donne aux autres est souvent écornée. Pas super mais il faut assumer. La même mauvaise attitude en équipe est à mon sens pire : les partenaires aussi fair-play soient-ils (eux) se retrouvent un peu éclaboussés d’une telle attitude.

Problème d’éducation ? On n’en sait rien. Problème tout court : oui. On peut penser que de tels joueurs s’en mordront les doigts s’ils continuent. Après les compagnons d’infortune de l’équipe, il y a aussi l’image du club sportif qui peut en pâtir. Parfois à la fin d’une rencontre, on converse des adversaires à venir et échange des avis ou opinions. Il serait dommage de devoir dire : vous allez jouer TTTTT n°xx ? On les a joué, c’est une équipe sympathique MAIS… (Mais… un de leur joueur a une attitude lamentable, un de ces jours un de ses adversaires pourrait mal le prendre, une équipe avoir envie de contacter le reponsable du club voire d’apposer des observations sur la feuille de rencontre à l’attention du Comité. A moins qu’il ne se soit resaisi depuis ou qu’il n’ait été recadré…)

Bref, il y a un « MAIS » en trop.

Moi on m’a appris que défenseur était un style de jeu assez difficile étant donné que cela nécessite un physique au top et un sacré mental… Pour les joueurs à vocation offensive, les affronter n’est pas une synécure. Parfois c’est un calvaire. Que l’attaquant soit suffisamment intelligent pour prendre le temps de construire ses points, de choisir ses attaques à bon escient en placant avec lucidité me semble « de bonne guerre ».

Qu’un jeune veuille défendre, c’est un choix. Après il faut assumer. Si les balles perdues étaient si faciles que cela… Tout en ne citant personne, toute ressemblance avec une situation récente n’est pas forcément fortuite. Bon courage aux partenaires pour la suite. Ayant personnelement vécu la même situation dans un autre club (avec un partenaire de double qui plus est), je compatis. Ces comportements restent somme toute assez rares dans le ping mais sont une triste représentation.

On en connaît plein des joueurs qui sont si forts… qu’ils ratent plein de balles « trop faciles ». Non ? Mais si, ces numéros 1 mondiaux fictifs, virtuels, en carton… Toujours pas ? On peut alors se faire plaisir en redoublant de vigilance et de placement et savourer les victoires tout en restant fair-play, nous, ou déplorer les défaites mais en restant fair-play, nous.

Ce billet d’humeur ayant été somme toute mesuré, les éventuels commentaires le seront tout autant.
Merci par avance.

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